Pensées, divagations et citations d'un étudiant, tout simplement.
Dans un mois et demi, nous nous rencontrerons au pot de départ à l’étranger d’un ami commun, nous ne nous parlerons pas de la soirée, nous serons installés trop loin l’un de l’autre. Quelques regards vides seront échangés. Trois jours plus tard, nous nous croiserons en ville. Nos yeux se capteront et tu me souriras, moi non. Ce sera la première fois que je te trouverai belle, tu te diras que je suis trop banal. La vie abusera de coïncidences puisqu’une autre fête nous rassemblera dans les semaines suivantes. Nous sympathiseront sur la base de ce curieux hasard. L’alcool et mes bêtises de cette soirée changeront ta vision de moi, tu commenceras à me trouver amusant et je t’inviterai pour mon propre pot de départ la semaine d’après. Lors de celui-ci, je n’aurai plus d’yeux que pour toi et tu commenceras à t’attacher. Neuf mois plus tard, tu seras l’une des premières personnes que je reverrai puisque nous aurons correspondu pendant tout mon voyage à l’étranger. De longues lettres. Notre premier baiser aura lieu sous la pluie à deux heures trente du matin, tu attraperas une grippe que tu me transmettras. Quatre années passeront, remplies par la plus molle normale passionnée histoire d’amour que nous auront chacun vécu. Puis un jour, mes études prendront fin et je devrai travailler… à l’étranger. Tu me suivras et la vie deviendra une aventure, ce sera notre apogée. Après ce moment, nos habitudes ne changeront pas mais à l’intérieur, tout s’affadira. Et un matin, huit ans après notre rencontre, face-à-face, nous nous regarderont avec cette même envie d’autre chose. Nous nous demanderont ce que nous avons fait.
Alors, ce 22 novembre 2010 dans la rue, lorsque tu me croiseras, mon amour, ne me souris pas. A quoi bon ?